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Pourquoi certains d’entre nous ont plus de confiance en soi que d’autres ?

07/08/2016

 

 

J’aimerais aborder avec vous « ici et maintenant » l’épineuse question de la confiance en soi, mais aussi « au passage », de la construction identitaire.

Cela me paraît incontournable actuellement…

 

Piaget nous enseignait il y a quelques années que les parents sont les éducateurs à l’amour et à la confiance en soi. Et je trouve vraiment étonnant que cette dimension soit encore peu acceptée dans notre société, qui se dit pourtant moderne.

 

On sait pertinemment dans quelle mesure les premières années de notre vie (jusque l’âge de 11-12 ans) sont importantes pour la construction de la personnalité de l’enfant et conditionneront sa future vie.  

 

La façon dont un enfant a été aimé ne va-t-elle pas conditionner l’image qu’il aura de lui-même ?

 

Si les parents sont pertinemment mécontents d’un enfant, communiquent mal avec lui, le maltraitent, alors il va se conditionner une image de lui-même en rapport avec ce qui lui est renvoyé.

 

Les parents ne sont ils pas les éducateurs à l’amour ?

Qu’est-ce que l’amour véritable et comment ils doivent aimer leurs enfants pour qu’ils aient plus tard confiance en eux et puissent s’épanouir ?  

 

Le foyer familial ne permet-il pas d’apprendre à interagir avec d’autres humains, à les respecter, à s’ouvrir à eux et à leur faire confiance, se traiter bien soi même, à s’exprimer ? 

 

Imaginons que dans une famille l’enfant ne peut s’exprimer correctement - il ne saura pas s’exprimer plus tard convenablement non plus, notamment face à un patron par exemple ou devant un groupe de personnes.

Si l’enfant est traité « d’idiot », « de nul », alors il gardera cette fausse image de lui même, ne pourra s’affirmer et sera mal dans sa peau. Il choisira probablement plus tard des amis ou des partenaires amoureux qui le maltraiteront.

 

La famille est donc un terreau d’apprentissage de l’humain et de l’amour et les parents un modèle que les enfants imitent.

 

Et si les parents apprennent par ailleurs à aimer leur enfant sans conditions ?

S’ils font dépendre leur amour d’une bonne note à l’école, l’enfant va penser que s’il a un échec, il ne vaudra rien. Son estime de lui se basera sur la recherche d’approbation et de reconnaissance, donc sur les réponses des autres et non sur ce qu’il est réellement.

 

La psychologue/philosophe suisse Alice Miller (dans ses recherches sur la maltraitance) parle bien de cette construction du « faux self » où l’enfant n’est pas du tout authentique pour pouvoir plaire à ses parents et continuera toute sa vie à donner une image de lui pour plaire aux autres plutôt que d’être vraiment lui-même.

Elle nous explique comment un enfant qui a été battu par ses parents peut continuer à penser que ses parents l’ont aimé. Car il lui est impossible de renoncer à être aimé de ses parents étant donné qu’il a besoin d’eux pour survivre.

Ainsi, l’enfant va se construire une idée fausse de l’amour : aimer, c’est être exigeant avec l’autre. Aimer, c’est ne rien pardonner. Aimer, c’est faire souffrir l’autre et ne pas l’écouter. Souvent l’enfant va ensuite se traiter de la même manière : ne pas s’écouter, s’autocritiquer sans cesse, se punir avec des conduites autodestructrices… Et choisir des partenaires maltraitants…

 

Ce qui me donne envie de parler de la non-acceptation des émotions, mais ce sera dans une prochaine réflexion.

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